Très chers amis arpètes, de Bretagne et d’ailleurs, voilà un mot que nous avons banni de notre vocabulaire. Nous l’avons presque oublié. Souvenez-vous, c’était à l’école de Saintes, au rapport du samedi. L’éducateur de service communiquait à haute voix la liste des consignés. Moment peu agréable s’il en était, cela voulait dire pour nous : privation de liberté et surtout privation de sortie. Nous étions punis.
Aujourd’hui, nous avons l’impression que les choses se répètent. Certes, c’est un tout autre scénario que nous vivons au quotidien. Après avoir été « consigné à domicile », nous voilà en liberté surveillée. En Bretagne, comme dans le reste de la métropole, nos déplacements sont limités à 100 kms. Donc pour un court moment, je l’espère, nous n’avons plus la possibilité de nous rencontrer. Et puis il y a tout ce que nous vivons au quotidien.
À la verticale du clocher de Janzé, le trafic aérien a disparu. Par contre dans notre jardin les oiseaux sont réapparus. Chaque fin d’après-midi, un pic-vert vient me dire bonjour. Les petits-enfants, nous ne les voyons plus que par « Skype ». Pour ceux qui habitent à proximité, depuis peu nous avons la chance de les retrouver. Par contre, pas question de les embrasser, de les faire sauter sur nos genoux. Nous sommes devenus, paraît-il, des personnes à risques !!!
À Saintes, les élèves ont réintégré leurs familles. Différents scénarios sont élaborés pour permettre à ceux qui ont un examen de revenir un peu plus tôt. Il en est de même pour la cérémonie de remise des prix, réduite à sa plus simple expression, sans doute au cinéma. À la vigie du navire AETA, Marie est toujours présente. Vous pouvez l’appeler aux heures de bureau sauf le vendredi. Là aussi, rien de changé, vous trouverez toujours, sourire et empathie. Quant au Conseil d’Administration, lui aussi, il reste fidèle au poste. Nous nous sommes réunis à deux reprises sans nous déplacer : « Skype » fait bien les choses. Petit bémol quand même, c’est plus court et un peu synthétique.
En Bretagne, chaque matin, nous essayons de voir comment la situation va évoluer. Pour parler aéronautique, notre domaine de prédilection, je m’inquiète pour toutes ces PME qui travaillent pour Airbus. Si le trafic aérien est sérieusement réduit, il en est de même pour les heures de travail qui s’en vont. Bien d’autres secteurs sont impactés, malheureusement cela ne va pas rester sans suite. Et surtout il y a notre santé. Malgré tous les bons conseils qui nous sont prodigués et les consignes que nous appliquons régulièrement, ce n’est pas gagné ; d’ici là, chaque jour qui passe est une victoire.
Et chez vous, comment ça va ? Comment ça se passe ? Vous nous manquez tous beaucoup. Souvenez-vous à Saintes nous attendions souvent les prochaines vacances. Et bien chez nous, en Bretagne, ce sera le 17 octobre prochain pour notre week-end à Saint-Aignan de Grandlieu. D’ici là, si vous avez besoin de nous parler n’hésitez pas à nous, nous sommes à votre écoute.
Arpète un jour, Arpète toujours
Dominik HERMOUET (P53) Président section AETA Bretagne