Arc de Triomphe 2023 – La flamme a 100 ans

Plus de 50 représentants d’Aunis-Saintonge

participent au ravivage du 06 octobre

 

Petit “flash-back”. Lors de notre Saint-Eloi de 2022, «  un moment de pure rêverie  vient troubler le tohu-bohu ambiant. Les yeux fermés, les mains posées à plat sur la table, chaque convive se laisse emporter par le récit envoûtant tombant de la bouche de Christophe CHOSSENOTTE (P107)  « Imaginez, un petit matin d’automne, … » (et, au bout de dix minutes d’écoute attentive dans un silence scrupuleusement respecté), « … il ne tient qu’à vous que ce rêve devienne réalité » ! Il vient de nous proposer un week-end Parisien, dont le point d’orgue serait la participation de notre section au ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe, le vendredi 6 octobre 2023. » 
Nous y sommes ! À l’aube naissante de ce “petit matin d’automne”, de nombreuses voitures convergent vers ce point de rendez-vous fixé dans la capitale Saintongeaise, car, le rêve de novembre 2022 est devenu la réalité de ce jour. Nous sommes cinquante et un arpètes, sympathisants et conjoints qui allons partager trois journées de convivialité et d’amitié. Pour une fois, et cela est suffisamment rare pour être signalé, tout le monde est présent à l’heure dite. Christophe, “Grand Maître des Horloges” de tout le week-end, n’aura de cesse de nous rappeler les horaires à respecter. Aux aurores, notre car prend la direction du nord. Son premier arrêt, à Niort, nous permet de combler les places vides avec quelques “lève-tard” de l’Aunis. Parmi eux, Patricia et Maxime BADAUD (P94), tous deux nés un 06 octobre, ont la gentillesse d’offrir à chaque voyageur un délicieux cannelé. Merci à vous pour cette délicate attention et, « … Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire ! …  ». Notre périple autoroutier se déroule dans la bonne humeur et Christophe, qui veille aussi à ce que nous ne voyagions pas idiots, nous distille, lors de brefs intermèdes, les éléments essentiels à la compréhension du triptyque Arc-de-Triomphe / Tombeau du Soldat Inconnu / Ravivage de la Flamme Sacrée, depuis l’Idée, jusqu’à sa réalisation, telle que nous allons la vivre aujourd’hui. … « Après le recueillement de la cérémonie, nous participerons au dîner officiel de l’AETA. Pour marquer ce repas de notre présence en nombre, j’ai pensé que nous pourrions animer la soirée par des chansons  », nous annonce-t-il. Un minimum de préparation paraissant indispensable, c’est dans les embouteillages naissants des abords de la capitale que notre car se transforme en salle de répétition. Le temps nous étant compté, chacun fait de son mieux pour donner un semblant d’unité à notre chorale improvisée. Espérons que le public saura faire preuve de la plus grande des mansuétudes, à l’égard de notre niveau musical encore très balbutiant.
Notre arrivée à l’IGESA a été conforme à celle que nous avait décrite Christophe. À la descente du car, l’absence de parking, la densité de la circulation place d’Italie, l’irascibilité compulsive des autochtones ont abouti à un concert de klaxons, …  qui n’a pas fait avancer les choses plus vite pour autant. Ce phénomène se reproduira tout le week-end, quelle que soit l’heure, plus ou moins tardive, de nos arrivées et départs. Trois quarts d’heures plus tard, nous repartons vers l’Arc de Triomphe.
Bravo chauffeur ! Une brève halte, sur la rotonde délimitant la chaussée, permet d’évacuer le car en un temps record et nous amène directement au pied de l’Arc (le car sera reparti avant que les agents de la circulation n’aient réagi). En attendant le début de la cérémonie, nous nous noyons dans la foule des touristes présents sur ce haut lieu de l’Histoire, en cette magnifique fin d’après-midi d’automne. À noter la haute sollicitude des personnels permanents au service de l’arc, qui ont très vite repéré lesquels d’entre nous auraient besoin d’un soutien physique pendant cette longue attente.
51 représentants d’Aunis-Saintonge participent au ravivage du 06 octobre 1

Nos Vénérables D. MOINDRON (P44) – JM CAUDRELIER (P45)

Nos “Vénérables” en position d’attente Daniel MOINDRON (P44) et Jean-Michel CAUDRELIER (P45)
Arrive enfin le moment émouvant de la cérémonie. Son déroulement immuable étant relaté tous les ans dans les présentes pages, nous n’y rajouterons pas une nouvelle mouture. Pour Aunis-Saintonge, cela fut un honneur d’accéder au parvis en remontant, comme délégation officielle, sous protection routière de la police, l’ultime tronçon des Champs Elysées. Nous avons communié, stricto sensu, avec l’ensemble des associations présentes ce soir là, aux différentes phases du cérémonial, et ceci, dans un recueillement d’autant plus impressionnant qu’il se tient dans un environnement citadin délirant de bruit et d’excitation. Un peu de chacun d’entre-nous était, je le suppose, présent dans la main de notre Président National, lorsqu’il procéda au ravivage de la flamme.
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Aunis-Saintonge devant la flamme ravivée
Rendez-vous “Chez Françoise”, dans l’enceinte de l’Aérogare des Invalides, pour partager le dîner officiel avec les membres du CA, les autres délégations et les arpètes isolés présents à la cérémonie. Il ne nous faudra qu’une heure et demie de trajet, en car, pour relier les deux points distants de … moins de trois kilomètres. Au cours de son allocution apéritive, Didier LOOTEN (P87), Président de l’AETA, remercie vivement la section Aunis-Saintonge de sa représentation très significative. Il émet le vœu qu’à l’avenir d’autres sections suivent cet exemple et les incite à contacter nos organisateurs, si le besoin s’en faisait sentir. Maurice TOUMIT (P45) remet alors, devant cette belle et nombreuse assistance, leur carte de 50 ans de fidélité à l’AETA à Gérard BOISSARIE (P63) et Alain CHABOT (P41). La répartition autour des tables se fera par “brassage aléatoire naturel”, garantissant, ainsi, la meilleure des mixités, géographique et générationnelle, souhaitable.
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Mixité Aunis-S., Auxerre, Aix-en-Provence
 
Notre dîner, d’excellente facture, sera bien interrompu par les deux intermèdes musicaux proposés par Christophe. Interprétée par la Maîtrise d’Aunis-Saintonge, sous la direction de son maestro, déjà cité, la première chanson, “Les Retrouvailles”, nous invite à boire  « à l’amitié, l’amour, la joie ». L’adaptation des paroles à l’assistance de cette soirée, retranscrite en fin du présent article, vous rappellera sans aucun doute quelques uns des aspects marquants de nos vies d’alors.
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Notre Chef de Chœur à la baguette
 Sympa, notre auditoire ! Très indulgent sur nos hésitations musicales, il a salué nos efforts méritoires et semble avoir apprécié, à juste raison, ce texte retraçant certains moments significatifs de notre vécu. La chanson du second intermède a pour ambition de marquer l’enracinement géographique de notre section. Cette chanson de marins été choisie comme hymne officiel du Stade Rochelais, équipe phare de notre région et symbole d’engagement et d’unité sportive. “Santiano” sera donc entonnée par notre chœur et rapidement reprise, de vive voix, par l’ensemble de la salle. Nous avons passé une excellente soirée, mais il se fait tard et comme le dit la chanson « Ça me fait de la peine, mais il faut que je m’en aille ». Peu avant minuit, c’est à regret que nous nous quittons et regagnons nos pénates pour un repos bien mérité, à l’issue d’une longue journée chargée, tout à la fois, de joie et d’émotion.
Samedi 07 octobre – Quartier libre toute la journée.
Ce soir CABARET ! Le “Brasil Tropical” nous attend !
Nous sommes parmi les premiers à pénétrer dans la salle et là, surprise ! L’ambiance tropicale est … glaciale, en raison d’une climatisation trop bien (ou trop mal ?) réglée. Par la suite, il s’avérera que, la baisse du niveau de liquide dans les bouteilles avait un effet directement proportionnel à l’augmentation de la température ressentie. L’excellent dîner qui nous est servi est centré sur de délicieuses grillades de diverses viandes. Présentées sur leurs broches, elles sont découpées directement dans votre assiette selon votre demande. L’heure du spectacle ayant sonné, c’est une ouverture sur un flamboiement de strass, de boas et autres plumes d’autruches qui nous est offerte. Sur des rythmes tropicaux endiablés,  différents tableaux, alternant avec jeux et épisodes de danse collective, se prolongeront pendant presque deux heures.
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Brasil … Brasil
 
C’est à une heure bien avancée de la nuit que, dans le car, résonnent encore nos derniers chants enthousiastes.
Dimanche 08 octobre – À10h00, nous sommes prêts à embarquer. Pour minimiser le temps de halte, les bagages de soute ont été répartis sur les deux trottoirs. Deux équipes de costauds assureront le chargement tandis que les moins valides embarqueront les premiers. Une présence policière fortuite, nous évitera notre habituel concert d’avertisseurs sonores. Pendant le voyage de retour, il est vite évident que bon nombre d’entre-nous ont déjà entamé leur phase de récupération. Une dernière halte autoroutière nous permettra de prendre un pot en commun et de remercier, par la bouche de Maurice, notre chauffeur Pascal, qui aura tout fait pour nous faciliter les choses au maximum. Un peu avant 18h00, l’arrivée à Saintes vient clore un week-end exceptionnel.
Le moment est venu de remercier chaleureusement nos organisateurs, Christophe, bien sûr, mais aussi son bras droit, Dominique MAZAUDOU (P66), cheville ouvrière discrète, mais dont le travail de préparation méticuleux et indispensable a très fortement contribué à la réussite de ce séjour parisien.
 Pour vous rendre hommage, oserais-je parodier ce grand homme d’état qui déclarait le 25 août 1944 :                      « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais, Paris libéré ! » ?
 Et bien oui ! J’ose, … en proclamant à mon tour :

                     « Pari proposé, pari engagé, pari tenu et, pari gagné ! »

Henri BOURGET (P35)
LES RETROUVAILLES – version Arpète –
Adaptation des paroles – Christophe CHOSSENOTTE (P107)
                                           Le temps est loin ___    de nos 16 ans
                                           C’était à la ___    base de Paban
                                           C’est là qu’on est ___    dev’nu ami
                                           On peut chanter, tant qu’le verre est bien rempli
                   Refrain         Buvons encore ___    une dernière fois
                                           À l’amitié, l’amour, la joie
                                           On a fêté ___    nos retrouvailles
                                           Ça me fait de la peine, mais il faut que je m’en aille
 
                                           Nous venions de ___   toutes les Régions
                                           Y’avait des bas ___    ques, et des bretons
                                           Des Alsaciens ___    des Parisiens
                                           Mais tous ensemble nous formions une promotion
                                                                Refrain
                                           J’me rappelle des ___    éducateurs
                                           Surveillaient si ___    t’étais à l’heure
                                           Vérifiaient même ___    nos tenues
                                           Et nous mettais, parfois un coup d’pompe dans le cul
                                                                Refrain
                                           C’était en ville ___    qu’on s’éclatait
                                           Le cours central ___    on l’connaissait
                                           Ainsi que les ___     bars de la ville
                                           En r’prenant le bus, on devait s’tenir tranquille
                                                                Refrain
                                           Te rappelles- tu ___    de Rosalie
                                           Ce château d’eau ___    qu’ils ont détruit
                                           Sa sonnerie ___    nous réveillait
                                           Avant 2000, elle s’est couchée à jamais.
                                                                Refrain (bis)