Il me revient comme tous les ans de vous relater le séjour annuel des P46 et l’année dernière je m’étais proposé de l’organiser en 2026 en Lorraine ma région natale ; nous nous sommes retrouvés à 27 du lundi 4 mai au vendredi 8 mai. Notre ami René Budych a décliné au dernier moment devant subir des soins, ainsi que Suzanne épouse de Jules Loyzance victime d’un AVC la rendant invalide. J’en profite pour leurs souhaiter un prompt rétablissement.
Notre arrivée lundi 4 mai :
J’avais fixé le rendez-vous à Nancy mais malheureusement il n’y a pas d’IGESA dans la région alors j’avais réservé les chambres à l’hôtel Campanile au centre de Nancy de manière à pouvoir aller à pied visiter la place Stanislas, une des plus belles places du monde.
Tout le monde est arrivé ; nous nous retrouvons à 18h30 dans la salle de réunion prêtée gracieusement par l’hôtel et je souhaite la bienvenue à toutes et tous ; pour commencer nous respectons une minute de silence pour nos camarades partis récemment, Pol Roussel, Jordy Puig, Marie Té l’épouse de Claude Bouchet présent, et bien sûr pour tous les disparus ; Jules Loyzance avait apporté le drapeau de l’AETA région Nord-est et l’a mis en berne pendant cet instant émouvant.

Je souhaite la bienvenue à toute l’assemblée et je leur détaille le programme de nos 3 journées de visite dont nous reparlerons ultérieurement ; nous prenons ensuite une coupe de crémant de Lorraine nature, avec du cassis ou de la framboise au choix.
Nous passons ensuite au diner et j’ouvre une parenthèse : j’avais négocié les repas avec la direction de l’hôtel, kir en apéritif, entrées, plats, desserts qui vraiment nous ont bien plus pendant ces 4 soirs et devant le prix élevé des boissons, j’avais aussi négocié la fourniture du vin rosé ou rouge moyennant le prix du bouchon à payer.

Après un repas où les discussions furent nombreuses entre nous, qui nous retrouvions pour la plupart après 1 an, nous allons récupérer, nombreux avaient fait beaucoup de route et la journée de demain sera longue.
Mardi 5 mai : Les dragées BRAQUIER :
Le réveil fut matinal car le départ pour Verdun était à 8h00 et nous voici partis en bus pour 1h45 de route ; à notre arrivée, nous sommes reçus par la dirigeante de la maison Braquier qui nous retrace le passé de la fabrique bicentenaire qui vit le jour officiellement en 1783 (la confiserie BOIVIN représente la première phalange de ce qui devait devenir les Etablissements BRAQUIER). Nous visionnons un film retraçant la fabrication de la dragée ; le tri minutieux une par une des amandes qui viennent principalement d’Avola une région de la Sicile et un peu d’Espagne, ensuite des passages successifs dans des bains de sucre, de miel, de chocolat et autres produits qui leur donnent leurs différentes couleurs. 50 tonnes sortent de la fabrique chaque année !!! nous continuons la visite en voyant les employés à leur travail dans d’immenses cuves en cuivre ressemblant à des bétonnières où les dragées subissent les différents bains. Ici on produit une dragée unique au monde recouverte de feuille d’or !!
Braquier est reconnue comme la meilleure confiserie de dragées en France.

Pour terminer cette visite, nous passons par le magasin où chacun ou chacune a loisir d’acheter les produits de la maison.
La Citadelle souterraine de Verdun :
Nous reprenons le bus qui nous dépose à la citadelle à 11h00. Nous pénétrons par groupe de 8 personnes et après un long couloir nous nous asseyons dans une sorte de petit wagon et on nous équipe de lunettes de réalité augmentée : grâce aux projections et aux effets spéciaux nous allons nous plonger dans la mémoire de la Citadelle et nous allons partager les instants vécus par les soldats, ceci tout au long du parcours dans les tunnels.
L’histoire de la citadelle remonte en 1587 quand l’architecte Jean ERRARD couche sur le papier les premiers plans d’une enceinte fortifiée ; au 17ème siècle, Vauban bastionne la citadelle et organise sa défense et après l’annexion allemande de 1871, Verdun n’est plus qu’à quelques kilomètres de la frontière, il faut renouveler d’urgence les fortifications, 4 km de souterrains furent creusés à partir de 1880, 3 km supplémentaires pendant la première guerre mondiale ; ces galeries se trouvent sous 18m de roche. En 1916, la citadelle s’organise comme une vraie ville souterraine, l’état-major suit le déroulement des combats, les magasins de munitions et de poudre ravitaillent le front, les infirmiers soignent les blessés, les boulangers pétrissent pour produire 40.000 rations par jour. Au sein de la citadelle les troupes en partance ou de retour du front disposent d’immenses dortoirs mais aussi de lieux de divertissement, comme une parenthèse dans l’horreur de la guerre. Une usine électrique aliment l’ensemble de la citadelle permettant de disposer d’un éclairage et même d’un central téléphonique.

Elle fut le témoin d’un fait important, le choix du soldat inconnu ; le 3 novembre 1920 André Maginot fait exhumer huit soldats identifiés comme français mais dont l’identité est inconnue ; les cercueils sont acheminés jusqu’à la citadelle et le 10 novembre 1920 André Maginot arrive à 15h à la citadelle, tend un bouquet de fleurs à Auguste Thin jeune caporal du 132ème régiment désigné la veille pour choisir le soldat inconnu et prononce ces paroles « Soldat, vous allez le déposer sur l’un des huit cercueils qui sera le soldat inconnu ; c’est le suprême hommage , et qui n’est pas trop grand , lorsqu’il s’agit de celui dont le sacrifice anonyme et le courage surhumain ont sauvé la Patrie, le Droit et la Liberté »
Le jeune caporal s’arrête finalement sur le 6ème cercueil. Il expliquera son choix en affirmant qu’il a voulu rendre hommage à son régiment (132ème) en additionnant tous les chiffres (1+3+2)
Nous remontons dans le bus qui nous conduit dans le centre de Verdun et nous nous rendons à la « brasserie d’Agnès » sous un léger crachin pour prendre un très bon repas ; une salle nous avait été réservée et nous aurons droit à un kir, saucisson brioché, filet mignon de porc ou poisson suivi d’un brownie au chocolat accompagné de crème anglaise le tout arrosé de vin blanc de Meuse !! A signaler l’excellent accueil qui nous a été réservé et les nappes et serviettes de table en tissu, c’est rare aujourd’hui.

Le mémorial de Verdun :
Après cet excellent repas, le bus nous emmène au mémorial de Verdun crée en 1967 par les anciens combattants sous l’égide de Maurice Genevoix, ancré au cœur du champ de bataille de Verdun. Ce musée propose une immersion dans la bataille. Grâce à une collection unique et des dispositifs audiovisuels exceptionnels, nous approchons « l’expérience » vécue par les soldats, Français comme Allemands sur le champ de bataille de Verdun. La représentation du champ de bataille en 1916 reste au cœur de la visite du Mémorial. Enchâssé dans une cage de verre, un écran brisé se déploie sur 100 m2. Un spectacle audiovisuel inédit évoque la violence de la bataille, avec les convulsions d’une terre assaillie par le feu des obus. Témoins modestes et fragiles, les objets du quotidien des combattants se découvrent tout autour dans des vitrines de bois brut.
Ils apportent une autre vision de la bataille, à la hauteur d’un regard d’homme. Plus loin, les camions et les canons de la Voie sacrée rappellent, dans le bruit des moteurs et l’animation des images d’archives, ce que fut la logistique. Au terme de ce premier niveau, le visiteur entre dans un espace clos, enfoui sous les écrans du champ de bataille. L’intimité du combattant, terré dans un trou d’obus, en première ligne de la bataille, s’y laisse approcher.

Le premier étage propose la découverte de l’environnement de la bataille. Qui conduit la bataille ? Comment se passe la vie dans les arrière-fronts français et allemand ? Quel est le rôle de l’aviation dans cette première bataille aérienne de l’histoire ? On y suit également les traces d’un permissionnaire. La dernière partie de la visite expose l’action héroïque des services de santé. La visite s’achève dans le hall d’entrée originel qui est dédié à l’histoire du Mémorial.
Le dernier étage, baigné de lumière, s’ouvre sur l’environnement du Mémorial. Les visiteurs peuvent accéder aux terrasses et découvrir le panorama. Des bornes multimédia racontent l’histoire du champ de bataille. Elles présentent des images aériennes contemporaines qui révèlent les traces de la guerre, aujourd’hui cachées par la forêt. Des casques de réalité virtuelle permettent de découvrir le champ de bataille sous un angle inédit, avant, pendant, et après les combats.
Notre visite a été faite à l’aide d’une jeune guide passionnée, enthousiaste, compétente, professionnelle qui nous a rappelé le devoir de mémoire qui doit nous animer nous « les anciens ».
L’ossuaire de Douaumont :
Nous partons à quelques kilomètres de là pour arriver à l’ossuaire de Douaumont avec un temps frais ; La bataille de Verdun, 21 février 1916 au 18 décembre 1916, 300 jours et 300 nuits de combats acharnés. Un déferlement d’artillerie et d’obus. Le bilan, effroyable : qu’ils soient français ou allemands 300.000 hommes perdront la vie. Et parmi eux beaucoup resteront à jamais disparus ou ne pourront être identifiés.
C’est aux premières heures de l’Armistice que l’évêque de Verdun, Monseigneur Ginisty, se rend sur les Champs de Bataille. Il y découvre l’horreur : des milliers de corps pour lesquels une identification ne sera malheureusement pas possible. Et c’est suite à cette découverte que naît l’idée d’un sanctuaire pour ces soldats inconnus…
1920 : Symboliquement, les deux premières pierres du futur monument sont scellées par le fondateur Monseigneur GINISTY, le Maréchal PETAIN et l’escadrille Lafayette.
1924-1932 : Alors que les premiers restes non identifiés recueillis sur le terrain reposent dans une chapelle provisoire, la construction du monument se poursuit avec l’argent récolté dans le monde. Sur la façade principale du monument se trouvent les blasons de 147 villes, régions et pays donateurs ayant participé au financement de l’édifice.
1927 : L’Ossuaire, toujours en construction, accueille sa première grande cérémonie devant près de 30.000 personnes. Les premiers corps inconnus sont rapatriés de la chapelle provisoire vers le monument définitif.
1932 : Inauguration officielle du monument par le Président Albert LEBRUN.
1984 : Célèbre et historique poignée de main entre Le Président François Mitterrand et le Chancelier Helmut KOHL. Le premier grand pas vers la réconciliation et la fraternisation entre nos deux pays.
Nous visionnons un film racontant les évènements narrés ci-dessus. Après cette journée bien remplie mais enrichissante du point de vue historique et qui fut pour la plupart d’entre nous une découverte, nous rejoignons notre bus qui nous ramène à notre hôtel qui nous attend pour le repas du soir et pour une bonne nuit de sommeil et de repos.
Vendredi 3 Mai : Le Château de Lunéville dit « le Petit Versailles Lorrain » :
Nous partons de l’hôtel à 9h00 et le bus prend la direction de Lunéville. A notre arrivée à 10H00 un guide nous attend pour nous faire visiter le château. Dès l’an mille, un château fort construit en bois est attesté. Ce château féodal devient la résidence de villégiature des ducs de Lorraine à partir du XIIIe siècle.

Au début du XVIIe siècle, le duc Henri II démolit l’ancien château et en construit un nouveau, plus moderne. Celui-ci fut très endommagé lors de la Guerre de Trente Ans (1618-1648).
En 1702, la ville de Nancy est occupée par les troupes de Louis XIV. Léopold Ier, duc de Lorraine, se réfugie à Lunéville. Le château devient dès lors sa résidence officielle. Afin d’asseoir son prestige, il a souhaité le reconstruire. Les travaux ont débuté en 1701 pour s'achever en 1723. L’architecte choisi par Léopold est Germain Boffrand, élève de Jules Hardouin-Mansart, le célèbre architecte du château de Versailles. Lunéville devient dès lors le « Versailles lorrain ».
En 1737, Stanislas reçoit les duchés de Lorraine et de Bar et s’installe avec sa cour au château de Lunéville. Le nouveau duc ne touche pas au château mais il décide d’embellir les jardins par la construction de fabriques, sorte de petits pavillons exotiques. Il fait appel à Emmanuel Héré, son « premier architecte » qui devait quelques années plus tard édifier à Nancy l'actuelle place Stanislas. À la mort de Stanislas en 1766, les duchés lorrains sont rattachés au royaume de France. Le château accueille dès lors de prestigieux régiments de cavalerie jusqu’au début du XXe siècle. Lunéville est alors appelée « la cité cavalière ».
Un terrible incendie éclata au château de Lunéville le 3 janvier 1753. Les flammes ravagèrent une grande partie du château, détruisant des œuvres d'art inestimables et réduisant en cendres les somptueuses décorations et le destin est terrible, le 2 janvier 2003, le château de Lunéville est de nouveau en proie aux flammes. Un court-circuit dans la chapelle est à l’origine du sinistre. Le feu s'est ensuite propagé dans l’aile sud, qui abrite alors la bibliothèque militaire, le musée des faïences et les anciens appartements ducaux. Pour circonscrire le sinistre et sauver ce qui peut l’être, 120 pompiers de Lunéville et des environs sont mobilisés. Le vent, soufflant à plus de 100 km/h, attise les flammes et les jours suivants, le gel accentuera les dégâts.
Des pertes inestimables
Malgré tous les efforts mis en œuvre, les flammes et les effondrements ravagent le site : la chapelle est détruite, toutes les pièces de l’aile sud, qui abritait le musée du château, la bibliothèque militaire, les anciens appartements, l’apothicairerie sont ravagées. 8147 volumes de la bibliothèque militaire ont disparu. Il ne reste plus rien de la correspondance de Napoléon Bonaparte, ni de la première édition en couleur de la vie des animaux de Buffon, pas plus des ouvrages de Voltaire. En plus des livres et des toiles, des objets précieux et des faïenceries ont disparu à tout jamais.
Les amoureux du patrimoine sont sous le choc. Le lendemain de l’incendie, le ministre de la culture de l’époque - Jean-Jacques Aillagon - se rend sur place pour se rendre compte de l’étendue du désastre. Il est accompagné de Michel Dinet, président du conseil général (propriétaire du château depuis 2000), du maire de Lunéville, des élus. Il s’engage au nom de l’Etat d'aider à la reconstruction du château. Le château de Lunéville devient une cause nationale. Dans le même temps, de nombreuses personnes veulent témoigner de leur solidarité et participer à la reconstruction. L'association Château des Lumières est créée afin d'animer cette mobilisation.
Vers la reconstruction
Très vite, les premières actions se mettent en place. Tout d’abord avec la sécurisation du lieu, le public ne peut plus se rendre à proximité du chantier. Des grilles sont posées tout autour des zones sinistrées, les gravats sont déblayés. Cette étape importante permet de mesurer avec précision l'étendue des dégâts et l'ampleur du travail à réaliser. Des fouilles empruntant aux techniques de l'archéologie, conduites par Annette Laumon - conservatrice départementale - sont entreprises dans l’aile sud. Peu de faïences ont pu être récupérées mais les pieds en porcelaine de la célèbre statue du "nain bébé" sont retrouvés. Ces tâches achevées, il est alors possible de faire appel aux compagnons, ouvriers, entreprises retenues pour reconstruire le château, sous la direction de Pierre-Yves Caillault, architecte en chef des monuments historiques.

Nous terminons notre visite vers 11h30 et nous en profitons pour jeter un œil sur le jardin des bosquets : Dès ses premiers séjours à Lunéville en 1698, le duc Léopold souhaite embellir le modeste parterre existant à l’est du château. Il s’adresse à Yves des Hours, son « directeur des jardins, parcs et jets d’eau », pour dresser des plans plus ambitieux. La mode est aux perspectives, à la symétrie et aux eaux jaillissantes qui font l’esthétique du jardin régulier dit « à la française ».

Guidé par sa volonté d’agrandissement, Léopold engage en 1707 et 1708 d’importants travaux de terrassement. L’axe principal est ainsi créé sur les vestiges des anciennes fortifications de la ville. En 1712 commence la plantation des massifs boisés parcourus par un réseau géométrique d’allées qui dessine des cabinets de verdure, les « bosquets » à l’origine du nom du parc du château. Yves des Hours fait tracer à la même époque des parterres mêlant le gazon aux arabesques de buis et de fleurs. Les premières statues y prennent place à partir de 1718, toutes dédiées aux divinités et aux allégories issues de la mythologie grecque et romaine.
J’avais réservé le repas à « la brasserie du château » située en face du château (merci pour nos vieilles jambes !!) où après le kir traditionnel nous fut servis suprême de poulet ou pavé de saumon suivis d’un soufflé à la myrtille ou une poire pochée façon belle Hélène.
Le Musée de la Cristallerie de Baccarat :
A 14H00, direction Baccarat pour visiter le musée de la Cristallerie ; comme nous étions un peu en avance, nous avons visité l’église dont la décoration lumineuse (vitraux) est composée de 4000 dalles de 2,5 cm d'épaisseur découpées en 20 000 petits morceaux de cristal de Baccarat ajustés dans le béton. L'ensemble coloré se décline en plus de 150 teintes et en fait un ensemble unique au monde.


Créée sous le règne de Louis XV, la cristallerie doit sa renommée internationale à ses participations tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1937 aux grandes expositions. C'est durant cette période que la manufacture s'illustre aux yeux du monde par l'excellence de sa production et sa recherche constante d'innovations. Nous allons au musée où la visite guidée se fera en deux groupes pendant 30 mn ; pour débuter, nous voyons un film où nous est montré la fabrication de pièces diverses, vases, verres, luminaires, par des souffleurs de verre maîtres de leur art, meilleurs ouvriers de France qui arrivent au sommet de leur art qu’après 8 ans de pratique. Ce musée retrace plus de 260 ans de création et de savoir-faire à travers un parcours réunissant près de 400 pièces issues des archives de Baccarat et de collections privées. L’exposition célèbre les artisans de la manufacture, les grands commanditaires et les collaborations qui ont façonné l’histoire de la Maison — créateurs, designers, artistes et couturiers.

Nous regagnons notre hôtel vers 18h00 et notre repas se déroule avec la convivialité habituelle.
Jeudi 7 MAI : Le Cimetière Allemand d’Andilly :
Nous partons à 8h30 visiter le cimetière allemand d’Andilly ; cet ancien cimetière américano-allemand devient exclusivement allemand après la guerre et l'inhumation des soldats américains à Saint-Avold. 5000 soldats allemands resteront sur place, fin 1944 et a partir de 1957
le Volksbund (service d’entretien des sépultures militaires) a commencé à rechercher et à regrouper à Andilly les corps des soldats allemands tombés dans onze départements aux alentours.
C'est ainsi qu'avec plus de 33 000 sépultures, la plus grande nécropole militaire allemande a été créée en France, à Andilly. Ce cimetière est remarquable par sa propreté, il y a 6 soldats par tombe, une chapelle permet aux parents venus d’Allemagne de se recueillir et il a y de volumineux annuaires permettant aux familles de retrouver l’emplacement de leur défunt.

Le Monument de Montsec :
Nous arrivons à 10h30 au pied du monument en haut d’un saillant (nom donné aux collines pendant la guerre 14/18) ; une surprise nous attend : en effet une dame se présente en me demandant si elle peut nous servir de guide pour la visite et c’est avec plaisir que nous acceptons, nous pensons qu’elle est rémunérée par le gouvernement américain qui a érigé ce remarquable édifice. Le Monument de Montsec commémore la réduction du saillant de Saint-Mihiel par la Première armée U.S. en septembre 1918. Il rend aussi hommage aux autres divisions de l’armée U.S. qui ont combattu dans la région ainsi qu’en Alsace et en Lorraine. Le monument se compose d’une grande rotonde à colonnades.

Le site de la butte de Montsec est occupé dès le Vème siècle avant JC comme point stratégique offrant une vue dégagée sur tous les alentours. Cet atout stratégique sera réutilisé par les forces allemandes, lorsqu’elles prendront possession du territoire du saillant de Saint-Mihiel dès le début de la Première Guerre mondiale. Après le conflit, il sera décidé d’y installer ce monument commémorant les réussites et les sacrifices des soldats américains qui ont combattu dans la région en 1917 et 1918. Inspiré des Tholos de l’antiquité grecque, ce monument imposant comporte une carte en relief en son centre, illustrant les opérations militaires qui y ont pris place. Plusieurs inscriptions y sont gravées telles que le nom de villes et villages de la région libérés par les troupes américaines en 1918.


J’avais réservé une surprise au groupe et nous nous sommes retrouvés à 11h30 chez mon distillateur qui pendant ½ heure va expliquer les subtilités de son métier ; à l’issue de sa présentation, il nous avait préparé de nombreuses bouteilles d’apéritifs et alcools que chacun a pu déguster à discrétion mais avec modération !! puis ceux qui désiraient enrichir leur cave purent aller acheter les produits locaux.
Une autre surprise nous attendait : nous nous sommes retrouvés à la maison dans mon village à Villey St Etienne où Monique mon épouse et Annie l’épouse de Georges notre P47 « adoubé » nous avaient préparé un apéritif avec tomates cerise, cake au lard, petites saucisses feuilletées etc…
A 13h45 il était temps d’aller se restaurer au restaurant du village « la Bonne Adresse » où le patron nous avait privatisé la salle, après le kir, carbonnade ou dos de cabillaud, crème brulée maison ou tiramisu suivis du café.
Notre bus nous dépose à l’hôtel à 16h00 ; tout le monde part visiter la place Stanislas à 10 mn de marche ; j’avais demandé de se retrouver à 17h00 près de l’opéra et nous montons dans le petit train pour faire la visite de la vieille ville pendant 45 mn commentée par des audiophones.

Au retour à l’hôtel à 18h30, nous nous réunissons à la salle réservée et j’ai remercié toute l’assemblée, mon épouse Monique a eu le plaisir de recevoir un magnifique bouquet de fleurs remis par Jules, quant à moi je me suis vu offrir un magnum de crémant d’Alsace et un carton de vins de grands crus d’Alsace en provenance de notre arpète viticulteur Philippe Kholer.

Nous décidons d’organiser notre sortie annuelle tous les ans (le temps passe !!) et l’année prochaine nous avons deux candidats : Gérard Corgnac et Jean Pierre Siriex en espérant être plus nombreux. Nous prenons le dernier kir au crémant de Lorraine (eh oui !!) en compagnie du directeur de l’hôtel Campanile pour le remercier de son accueil et du personnel au top. Nous partageons notre dernier repas qui se termina par une dégustation d’alcool de mirabelle et de poire de ma production, je ne voulais pas être en reste de Jean Guedj qui avait apporté le cognac les autres soirs et certains ont bien dormi ensuite…

Vendredi 8 maiI :
Après le dernier petit déjeuner, les uns regagnent leur domicile, les autres continuent leur périple et les adieux se font avec beaucoup de tristesse de se quitter mais aussi avec beaucoup d’espoir de se retrouver en 2027.
VIVE LA LORRAINE
Gilles HOVASSE P46
Crédit photos : Jean GUEDJ et Bernard DUVIGNEAU
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